Dans le Roannais

Le “patois” Roannais

By August 4, 2016 No Comments

Voici un sujet qui m’a toujours fait rire : le parler Roannais. Originaire de Roanne, j’ai par la suite habité à Vichy puis Clermont-Ferrand (pourtant pas si loin) et j’ai parfois eu du mal à me faire comprendre !

Le parler Roannais est un mélange de patois Lyonnais, de Gaga (patois stéphanois) et Bourguignon qui surprend les étrangers à la région même si certains mots ont tout de même pris leur place dans les dictionnaires français ou dans le langage courant ! Il faut aussi prendre en compte l’accent Roannais qui se rapproche à celui des stéphanois.

Voici un florilège du patois Roannais :

  • A point d’heure : tard
  • Bausseigne (ou beauseigne) / Bonnaige : s’apparente à « Oh mon pauvre petit »
  • Ben : prononciation de bien (« il est ben tard »)
  • Béner : tomber, faire un malaise
  • Bredin / brelot : quelqu’un simple d’esprit
  • Beugne / beugner : un impact / heurter (par exemple « j’ai une beugne sur ma voiture »)
  • Boge : un sac / un cartable (patois gaga)
  • Un bougeon : quelqu’un qui est hyperactif (on parle souvent d’enfant)
  • Une catole : une crotte de nez
  • Ça fait flic : ça m’embête
  • Carotte rouge : betteraves
  • C’est quelle heure? Ça pleut : (patois bourguignon), on dit normalement quelle heure est-il et il pleut
  • Chouigner : pleurer sans raison / faire un caprice
  • Chtit : un enfant (ne pas confondre avec le patois du Nord)
  • Couiner : pleurer en faisant des petits cris
  • Débarouler: tomber dans les escaliers
  • Décoller : maigrir
  • De la daube : de la mauvaise qualité
  • Diner : déjeuner et diner (on dine à midi à Roanne !)
  • Echapper : faire tomber quelque chose
  • Ecouter / entendre : Difficile pour un Roannais de différencier les deux. A vrai dire, je n’y arrive pas moi aussi !
  • Etre franc fou : être complètement fou
  • Etre en caisse : être en arrêt maladie
  • Etre mouillé de chaud : être en sueur
  • Etre patraque : ne pas être bien dans son assiette
  • Fait le pas : ne le fait pas
  • Faut que j’y alle : il faut que j’y aille (prononciation du « aille »)
  • Fous y tout : tu dois tout mettre
  • Gargouiller : quand on a faim, notre ventre gargouille
  • Gassouiller : patauger dans la boue
  • Japper : aboyer
  • Là-bas d’dans : le plus drôle ici c’est plutôt la prononciation très rapide car la signification est la même
  • Le, la avant un prénom : dans une conversation, lorsqu’un Roannais parle d’une personne, il met le déterminant le ou la devant le prénom (« le Gérard », « la Martine »)
  • Morvelle : goutte au nez (…)
  • Niaquer : mordre
  • Paire : par exemple « j’y suis allé une paire de fois »
  • Panser : donner à manger au bétail
  • Pâté aux pommes : chausson aux pommes
  • Pisserot : un petit cours d’eau ou une petite cascade
  • Plan – plan : doucement / tranquille
  • Polission : quelqu’un qui fait des bêtises
  • Prendre : embaucher au travail (par exemple, « aujourd’hui je prends à 8h »)
  • Quate : une façon de prononcer le chiffre quatre (par exemple, demandez à un roannais de prononcer un quatre-quarts, vous serez surpris !)
  • Une radée : une pluie violente, une averse
  • Se gourrer : se tromper
  • Une sottise : un mauvais comportement
  • Se prendre une margot : se saouler
  • Ste : devant un nom (« ste chose », prononciation de cet / cette)
  • Tourner la carte : perdre la tête, devenir fou
  • Y : le « Y » fait partie de notre vocabulaire roannais sans forcément s’en rendre compte. C’est à la base très bourguignon. « y pleut », « je vais y faire », « c’est lui qui m’y a dit »

Bien sûr il existe bien d’autres mots et expressions mais je pense qu’avec cela, vous pourrez comprendre un Roannais !

Si vous en connaissez d’autres, n’hésitez pas à en ajouter en commentaires !

 

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  • Excellent, j’adore. Ben ouais, fallait y penser 😉

  • Super, j’adore. Ben ouais, fallait y penser 😉

  • Nicole Farge says:

    ne pas oublier lr très beau : je vais au octeur

  • Pailhe says:

    Après dans un sens très particulier : en train de Ex je suis après tondre ma pelouse

  • Jeremie bourguignon says:

    Moi je dis souvent chui au lieu de je suis !!!
    Ex chui bête au lieu de je suis bête! Lol .

  • Ninou says:

    Le “il pleut à plein temps” avait beaucoup choqué mes collègues lyonnais 😊

  • Claude Verrier-Buyens says:

    Lorsque je suis arrivée à Roanne, je ne comprenais pas quand quelqu’un me disait qu’il était “bleu”, voire “bleu marine” ! Et que dire du célèbre “tout peine” : ” j’ai eu tout peine assez de temps pour terminer” !

  • Jv says:

    Le “tout peine” est bien répondu il y a aussi, mais moins commun, le “quand nous, moi, lui!
    Ex: vous arriverez à quel heure ? Quand nous !

    • laroannaise says:

      “Tout peine” oui !
      Et le “quand nous”, je l’utilise beaucoup aussi ahaha ! Par exemple, quand quelqu’un pose la question “À quelle heure tu te lèves demain matin ? “, on répond “Quand moi” pour dire que l’on ne sait pas, c’est quand on le voudra !

  • Stéphanie says:

    Une fois j’ai parlé de beline à mes collégues Lyonnais…tout le monde m’a regardé avec des yeux ronds. Il a fallu que je traduise ;-)) ( une pomme de pin quoi !!!)

    • laroannaise says:

      Je crois que là belline vient du patois Auvergnat mais en effet il est utilisé aussi à Roanne ! Il faut souvent traduire quand on est un Roannais expatrié ahah

  • Sébastien says:

    Génial, j’apporte donc ma pierre avec grand plaisir. Quand on s’est pris une Margot et qu’on est “bleu démonté” à Roanne (surtout en sortant du Privé ou autre joyeuseté, et qu’on titube dans la rue), les vieux roannais disent :
    “Le mec est avec la mère j’y tenais”
    Signifie très très bourré quand meme. La mère est en fait l’alcool….

  • Stephanie says:

    La prononciation du mot cheneau, j avais amusé des Alsaciens avec ça, chez nous c’est chneau ! !! Leurs réactions : mais qu est ce que c’est que chneau, ben un cheneau, ah et il est où le E ? Et oui on abrège les mots, on avait bien rit

  • Loriod says:

    Ca mouillasse, c’est également roannais (petite pluie fine). Ce qui choque le plus les gens qu’on on est dans une autre région c’est le “Y”…

  • J avais bien amusé des Alsaciens avec la prononciation du mot cheneau, dit chez nous, chneau, leurs réactions : qu est ce que c’est qu un chneau, ben un cheneau ! ! Ah , il est où le E de chEneau ? on avait bien rit avec ça.

  • ROBERT Sylvie says:

    c’est le même argot qu’à St Etienne, beauseigne, il avait pleins de babets dans sa biche et il a tout renversé

  • nanou Thinon says:

    T’en veux mieux!!

  • nanou Thinon says:

    T’enveux mieux,c’est très Rooannais!

  • je suis roannaise d’origine aujourd’hui je vis à montbrison je vous rassure eux aussi ils ont des expressions a coucher dehors gros dilemne le jour ou on m’a demandée une babaie alors que pour moi c’était une belline (pomme de pin) une guire ou guiron pour eux pas connaitre clafoutis

  • Michèle says:

    il y a aussi, “j’y crains” ou la Claitte pour la Clayette !!

    • laroannaise says:

      J’y crains oui lol ! La Clayette se prononce “la claitte”, ce sont les non roannais qui le prononce La Clayette. Il y a aussi le débat pour la prononciation du Z pour Forez (les ligériens ne le prononcent pas, les autres oui) !

  • Michèle says:

    j’y crains, ou la Claitte pour la Clayette !!

  • Sandra says:

    l’expression : “je vais en prendre 5” : je vais prendre 5 minutes pour me reposer. Ou quand on demande l’heure à un roannais il te répond “c’est “et demi” ou “et quart”, sans te dire l’heure avant! Le “patochon” pour la serpillière…

  • Riki Reaks says:

    Ma mère, pure roannaise, dit “si ça accorde” au lieu de “si ça se trouve”. Et pour la différence entendre et écouter, après 18 ans loin de roanne, ça pose toujours problème… Visite d’appart à Toulouse ; “et ça va, on écoute pas trop les voisins ici?”, je suis passé pour un dingue!

  • Camille says:

    Je t ai pas écouté. Un roannais ne connaît pas le verbe entendre et c est très embêtant de dire à quelqu un que je ne l ai pas écouté au lieu d entendu

  • Nany says:

    Bassamsseuille/c’est ranger à la 6/4/2 :mal ranger
    Borné: têtu
    Mais Montbrisonnnaise depuis quelques mois effectivement quelques expressions du Forez: exemple passer par les piales :passer ds petits chemins/à travers la campagne

  • Idriss NAOUI says:

    Ce qui est bien symptomatique de la déformation linguistique des Roannais, c’est que nous ne prononçons pas “Roanne” avec le détachement des voyelles (et donc l’accent mis sur le A), mais plutôt un genre de “Roinne”! Cela évite le hiatus, c’est vrai, et c’est plus intuitif… mais phonétiquement cela reste faux.

    Et c’est toujours perturbant d’entendre le nom de sa ville soit dans un train à l’annonce des gares, soit par un “étranger” de la ville, par exemple. En somme, nous ne savons même pas prononcer le nom de notre propre cité ligérienne =)

  • la boge a l origine est un sac en toile de jute que l on utilisait pour les patates et il exitait le verbe deboger vider le sac ou alors tout faire tomber d un recipient ou d un sac deboger

    et les balaits pour parler des genets

  • Ally says:

    Ma belle-famille (mon mari en tête !), originaire de la région parisienne, bloque souvent sur mes expressions… Tout comme mes vieux amis de fac lyonnais ou mes collègues montbrisonnais mais je ne les abandonnerai pour rien au monde ! Par contre, pour moi, débarouller, c’est arriver quelque part à l’improviste et vivement. Pour ajouter ma pierre à l’édifice, je dis des brezottes pour de petites miettes de pain, une maison biscornue est bizangoin…

  • Anne-Marie Sabot says:

    Parisienne d ‘ origine et professeur d’école et professeur d’ école en maternelle, j’ai eu une grande frayeur lorsque mon ATSEM m’a indiqué qu’un de mes élèves était “tout mâchuré” (tout barbouillé ). Et que dire de l ‘étonnement de mes parents venus passer quelques jours et étant allés acheter un gâteau face à la question du pâtissier : “je vous le plie dans une poche en nylon ?” (Je vous l’emballe dans un sac en plastique ?”

  • cris says:

    Il y a aussi la fin de certains verbes tels que ils croient prononcé croille.et ils voient prononcé voille.

  • Jeoffrey jacquet says:

    Il pleut comme vache qui pisse
    L’expression ” mettre en veilleuse”
    Le ch’ti ch’min

  • Angélique says:

    Grand débat au boulot avec mes collègues sur les miches de la boulangère !!! Pour les roannais c’est les fesses et pour les autres c’est les seins.

  • Béa says:

    S elarder( être au repos allongé, rouiller, faire du lard)…. un verbe normal pour moi qui a découvert il y a peu devant les yeux ébahis de mon conjoint lyonnais que c était du pur patois bourbonnais!

  • Christophe says:

    pour moi, il s’est élardé de tout son long, ça signifie plutôt: il est tombé (une belle chute même )

  • Jac1970 says:

    Aussi : “Être tout trempe de chaud “

  • Frederic CONVERT says:

    En temps qu’ancien roannais j’en connais encore quelques-unes : “Elle a versé” (elle s’est évanouie) – “il est combien cafareux” (il est tellement triste) – “J’vais vous y mettre à coin” : (je vais vous le mettre de côté) – “faire les commissions” (faire les courses) – “J’vais faire de l’essence” (je vais faire le plein) – les auto-tamponnantes (les auto-tamponneuses) – “Y s’en met de partout” (il s’en met partout) – “Tout par un coup” (tout à coup) – “Fais y don voir” (Fais donc voir ça) – “Y s’est pris une catole” (Il a subi une défaite cuisante) – Il y a pris velu (Il s’est pris une branlée) – “On s’est p’té” (On s’est disputé) – “Arrête de faire courant d’air ça fait p’ter les portes” -“Il a fait vilain” (Il s’est fâché) – Le tieuleu ou le queulot (le petit dernier de la famille) – une tire-vieille (animal fantastique qui vit dans les étangs et qui attire les enfants qui s’approchent trop près de l’eau) – “J’ai faute de faire pipi” (J’ai envie de pisser) – “se mettre à crapeton” (s’accroupir) – “Eh ben j’m’en suis vu !” (Eh bien j’ai galéré) – “une fricassée” (une poelée) – “la coinche” (une variante de la belote) – “Japer” (avoir le hoquet) – “C’en est cafi” (il y en a partout) – les grattons (sorte de chips faites avec des résidus de graisse de porc) – la doucette (la mâche) – une “patte” : (morceau de chiffon) – le “patti” : (Celui qui récupère les vieux chiffons)

  • Moncorge says:

    et encore d’autres, nous sommes très doués les roannais : c’est affreux ; et ben “bien” c’était mecredi “mercredi” .ça va pleuvoir. il tombe des trombes d’eau et les “ya qu’a” et les “faut qu’on”, me suis bien fait remarqué à Paris il y a quelques années.

    • Frederic CONVERT says:

      Ceci dit, les parisiens ont eux aussi leur accent et leurs expressions qui vont à l’inverse des nôtres d’où l’énorme difficulté à nous faire comprendre d’eux. Il serait intéressant de paralléliser. Par exemple les parisiens disent :” le petit déj’ner” et le “portefoille” quand les roannais disent “le p’tit déjeûeûeûner” et le port’feûille” en faisant sauter les ‘e’ inutiles et en accentuant bien les “eu”. Il y a aussi la prononciation de certains “a” en fin de mot comme dans “chocolâââ” et “cinémââââ”.

      • JURY (Rimaud) says:

        F. Convert. J’ai bien connu les Convert, de mémoire quincaillers, rue Mulsant à Roanne, notamment la Monique. T’en s’rais-t’y don vingt dieux ?

        • Frederic CONVERT says:

          Nom de goui ! Eh non ! pas de quincaillers rue Mulsant Ce sont d’autres Convert (un nom assez répandu dans la région). Je suis né à Roanne et j’y ai vécu une bonne vingtaine d’années mais je suis le fils du docteur Pierre Convert de Bourg de Thizy et mon oncle Henri Convert était aussi toubib à St Alban-les-Eaux.

  • L'grand says:

    “Ya point de gâches sur ce parking” Il n’y a pas de places pour ce garer sur ce parking

  • Christophe says:

    Ma nounou utilisait l’expression “y’en a plus pas un” pour “y’en a plus du tout”. On disait aussi “fermer la lumière” pour éteindre. A noter qu’à la campagne on dit plutôt beurdin que bredin, et qu’on va au débeurdinoir de Saint Menoux. (les initiés comprendront )

  • Christian says:

    Bonjour, j’habite sur la côte Roannaise, plus précisément à St André d’Apchon et à l’âge de 7 ans j’ai du partir à Lyon avec mes parents. J’ai passé ma scolarité avec le surnom de ” paysan “. ( venu de “qu’nelles”, ça ne me choquait même pas !).
    Le plus utilisé par le pur roannais, c’est l’expression ” t’as qu’à y.. ” comme t’as qu’à y faire ou t’as qu’à y dire. Notamment le “y” qui est mis à toute les sauces.
    Sur la côte, on utilise encore tous les jours des mots issus du vrai patois roannais comme un chieu de patates ( pied de patates), la feunière ( ou on stocke le foin), par déri ( par derrière)….
    Y a pas longtemps qu’on a Fbook (non je rigole. Lol)
    Un livre retrace le parler roannais, mais je ne sais plus le titre.

  • chrys says:

    Ma belle mère qui me dit quand je la vois : comment qu’te vas ?
    Ça me fait toujours sourire !

  • Christian says:

    Oui ou encore. “qu’est qu’te dit ?” ou ” mais qu’est qu’te fais dont ?”

  • Danielle COLLERY says:

    A une amie champenoise qui me parlait d’un de mes vêtement en tissu tout léger, je lui répond : Il est très pratique, t’y lave, t’y pend, t’y r’met !!! Elle était pliée de rire !!!

  • Jean-Michel says:

    Ou vindyou ! : Oh bon dieu !

  • Franck says:

    Je connais aussi l’expression faire une babasse c’est jour au flipper

    • Jean-Mi says:

      Babasse pour flipper n’est pas trop Roannais on le dit aussi en région parisienne depuis plus de 50 ans…
      Par contre la rase ou raze pour le caniveau je ne l’ai entendu qu’à Roanne.

  • D.B.N says:

    juste merveilleux ! quel bonheur de relire nos si chères expressions .QQs unes de moins en moins employées ! où peut-on trouver un recueil du parler roannais ? Merci pour l’info et aussi pour avoir relancé nos “traditions”roannaises .

    • Jean-Mi says:

      Bonjour, je vous conseille le livre “le parler de roanne et du roannais ” (en vente sur le site de la Fnac) Claude Michel (Auteur) Paru en janvier 2002 15,00€

  • Blanchard Danielle née Boudot says:

    Je connais bien toutes ces expressions, étant moi-même roannaise, et j’ai aussi souvent amusé un de mes collègues parisiens en les employant qui prenait plaisir à me les faire répéter. Maman parlait aussi de décrassoir en désignant un gant de toilette ou une serviette éponge. C’est un langage très imagé, très fleuri que je tiens à entretenir, c’est notre vécu et l’héritage de nos grands parents

  • Francoise LEJEUNE says:

    En arrivant à Roanne, j’ai découvert qu’on y “pliait les oeufs et les baguettes de pain ” et puis aussi un truc qui a disparu de nos habitudes féminines “la patte à cul” qui séchait gaiement au grand vent…

  • Frederic CONVERT says:

    Il y a encore “sapré” ou “saprément” pour dire sacré et les “catons” qui désignent: les grumeaux. Ex : Cette sapré pâte à crêpe est pleine de catons ! Va encore falloir touiller !

  • Dadole Norbert says:

    Bonsoir
    Il y a aussi entre autres le bazan pour le tablier ainsi que les trachiotes pour les pantoufles qui étaient des
    expressions de ma grand-mére
    et en lisant tout le monde on s’apercoit qu’on y pipe que dalle ( que l’on ne comprend rien ! )

  • Jacky says:

    Bordelais fils de Roannaise, j’ai toujours été amusé par toutes ces expressions quand je venais en vacances à Riorges chez mes grands-parents. La plus caractéristique de toutes est sans conteste l’article devant les prénoms : le Robert et ma Martine m’a toujours fait mourir de rire 🙂
    Une autre expression que je n’ai jamais entendu à Bordeaux mais très souvent à Roanne : « tout du long » au lieu de tout le long.

  • Michel Serraille says:

    N’oublions pas ces commentaires de mamans concernant la santé de leurs enfants: “çà fait deux jours qu’il a l’rampion. Il est franc malade. Là, “i” vient de vomir son quatre heures!!!”

  • Michel Serraille says:

    N’oublions pas non plus ces commentaires de mamans inquiètes quant à la santé de leurs enfants:
    “çà fait trois jours qu’il a “l’rampion”. Il est franc malade.Il en a même vomi son quatre heures!”

  • fanny says:

    J’ai choqué beaucoup de copines dans les magasins (nouvelle région 44) quand je disais “j’crains pas” elles me faisaient répéter et je comprenais pas pourquoi… en réalité elle ne comprenais pas … (j’crains pas c’est j’aime bien en Roannais lol)

  • Michel says:

    Ne pas oublier le ‘J’y ai été’ au lieu de ‘J’y suis allé’
    Et le bon vieux bien déroutant pour les non roannais ‘Prend s’en un bon peu’ au lieu de ‘sert toi bien’

  • cha says:

    Bonjour, mon mari ne comprends pas quand soirée je veux “prendre du souci ” = rentrer. ..

  • Nathalie says:

    Il pleut à plein temps pour il pleut beaucoup.

  • Tachez dont que ça aille mieux…

  • Il y a fait exeuprès…

  • Clément says:

    On peut écouter une émission de radio qui nous interesse, en revanche si on la laisse en bruit de fond, on ne fera que l’entendre…
    Écouter est actif, c’est choisi, entendre est passif 🙂

    Je viens de Normandie où le patois est bon aussi, ravi d’apprendre celui de ma nouvelle région d’accueil 🙂

  • Lule says:

    Un creu : une petit trou d’eau. Je vais pêcher les grenouilles dans le creu

  • Collette says:

    Quand on parle d’une fille petite qui est polissonne, on dit qu’elle est sotte, mais ne peut pas se mettre au masculin. On dit souvent, le père Dubois, Dupont, etc… en parlant d’un monsieur d’âge mûr.

  • SylMyl Alpit says:

    Mets pas tes pieds dans la rase !!! ( espace juste en dessous du trottoir où il y a tout le temps un peu d’eau !)

  • fabienne says:

    et ca me va trop grand ou ca me va trop petit c’est bien votre parler aussi

  • Fenouillet says:

    Et la bonne femme…alors

  • Quand on ne comprend pas : mais qu’est ce qu’y baragouine

  • Gouttenoire says:

    Le penaillon pour la grosse tache et qui n à pas mangé des rognerons 😜😜😜😜

  • Monard says:

    Pour essuyer passe moi une patte:morceau de tissus

  • kristof40 says:

    et aussi la “patte à vaisselle”

  • Christelle Messoussa says:

    Et les arpions ? Et niarcoter ? Et être à la rue ?
    Dans l’ordre : les orteils, taquiner avec tendresse, c’est soit être fatigué, soit être pressé et être sur le point de manquer un rdv. Dans la conversation, entre l’un ou l’autre, on gère le sens, en fait.
    Mais à Lyon, c’est être fauché. Ça m’a valu des quiproquos…

  • La truffe: La pomme de terre!

  • Alex says:

    good article,thanks.

  • Un infractus pardon ! Rires

  • Le clébard ou le clébs pour parler d’un chien…
    Tu m’saoules pour dire tu me fatigues.

  • J’entends souvent parler d’une personne qui a fait un infarctus plutôt qu un infarctus…moi qui n’ai jamais quitté Roanne et sa région, je me demande si ailleurs, les autres font la même faute 🙂

  • Leblay says:

    Baragouiner , « infractus « , clebard ou tu me saoûles… je Les entend ailleurs qu’en Roannais. Je ne pense pas que ces mots soient spécifiquement de la région. Ils sont utilisés ailleurs , en Normandie par exemple, où j’habite.
    Par ailleurs je crois me souvenir que « baragouiner » est un mot formé de 2 mots bretons signifiant pain et beurre. Quand dans les temps anciens, Les Bretons arrivaient à Paris, ils parlaient très peu français. Les Parisiens ne comprenaient pas quand ils demandaient un morceau de pain à manger. Je ne suis pas bretonne mais Bar et Kouing signifient pain et beurre. Si les Bretons veulent bien me corriger…d’ailleurs ce délicieux gâteau qu’est le kouing aman en est un exemple!

  • Thinon Nanou says:

    Il est franc comme son père (pareil)

  • La Martine says:

    La catole: c’est aussi une cuite , une margot .

  • Carinette says:

    J’entends souvent dire « le cht’i » où « la cht’ite » pour les enfants, la mère untelle ou le père untel quand on parle de quelqu’un de façon amicale et aussi « d’ou que » pour « au lieu de »… J’en oublie certainement mais je suis native de la region raonnaise alors difficile de se rendre compte hihi. Un grand merci pour cet article très intéressant.

  • Crozet Alexandre says:

    Ce matin je me suis oublié ( je me suis réveillé en retard ) en Charente Maritime ou j’habite depuis près de 50 ans cela veut dire j’ai pissé dans ma culotte. La première fois les collègues de travaille étaient pliés en deux

  • Bazu says:

    La Tatan, qui désigne la tante, et dont le sobriquet en français est plutôt : Tata.

    Et l’expression :  » J’ arriverai quand moi  » qui veut dire que je ne sais pas précisément à quel moment je pourrais  » débarouler  » (débarouler voulant aussi dire « débarquer » en plus de tomber.

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